Redig · SEO local pour artisans et commerçants
Référencement local

Vos clients vous cherchent à trois kilomètres. Encore faut-il apparaître.

Quand quelqu'un tape « plombier » ou « fleuriste » depuis son téléphone, Google montre trois entreprises avant tout le reste. Y figurer ne dépend ni de votre ancienneté ni de votre talent, mais d'une poignée de signaux que la plupart des artisans n'ont jamais renseignés. Voici lesquels, et comment on s'y prend.

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Le référencement local, c'est autre chose que le référencement.

Sur une recherche classique, Google classe des pages. Sur une recherche de proximité, il classe des entreprises, et il le fait à partir de trois critères qu'il énonce lui-même : la pertinence par rapport à la demande, la distance entre l'internaute et vous, et votre notoriété. Le premier et le troisième se travaillent, le deuxième non.

Cette différence a une conséquence pratique que beaucoup de prestataires passent sous silence. Vous ne pouvez pas apparaître partout. Une entreprise implantée dans une commune ne se positionnera pas dans le bloc de proximité d'une ville à quarante kilomètres, quel que soit le contenu publié. Ce qui se travaille, c'est votre zone réelle, et ce sont les recherches sans marqueur géographique explicite qui permettent d'aller au-delà.

Le second point mal compris tient à ce que la fiche et le site ne jouent pas le même rôle. La fiche vous fait apparaître dans le bloc de proximité et dans le plan. Le site vous fait apparaître dans les résultats classiques en dessous, et il alimente la crédibilité de la fiche. Travailler l'un sans l'autre laisse la moitié des recherches à vos concurrents.

Ce qui change selon votre situation.

Un commerce avec vitrine, un artisan qui se déplace et un atelier sans accueil du public ne se traitent pas de la même façon, et l'erreur de départ coûte des mois. Choisissez votre cas.

Votre situation

Les avis, et ce qu'il ne faut pas faire.

Les avis pèsent sur le classement local et, plus encore, sur la décision de vous appeler plutôt que le voisin. Deux entreprises également bien positionnées ne reçoivent pas le même nombre d'appels si l'une affiche douze avis et l'autre aucun.

Ce qui marche

Demander systématiquement, dans les deux jours qui suivent la prestation, avec un lien direct vers votre fiche. Répondre à tous les avis, y compris et surtout aux négatifs, sobrement et sans polémiquer. Un rythme régulier vaut mieux qu'une vague de dix avis en une semaine suivie de deux ans de silence.

Ce qu'il faut éviter

Ne demandez pas l'avis uniquement aux clients que vous pensez satisfaits : cette sélection est interdite par les règles de Google et se repère. N'achetez jamais d'avis. Ne conditionnez pas une remise à une publication. Et ne supprimez pas votre fiche parce qu'un avis vous déplaît, vous perdriez tout l'historique.

Un profil qui n'affiche que des avis parfaits inspire d'ailleurs moins confiance qu'un profil comportant deux ou trois réserves auxquelles vous avez répondu correctement. La réponse à un avis négatif est lue par les prospects suivants, et elle en dit plus long sur vous que la note.

La cohérence des informations, le détail qui coûte le plus.

Votre nom d'entreprise, votre adresse et votre numéro de téléphone apparaissent à des dizaines d'endroits : votre fiche, votre site, les annuaires, les plateformes de mise en relation, les pages jaunes, l'annuaire de votre fédération. Quand ces informations divergent, Google hésite, et l'hésitation coûte des positions.

Les divergences sont rarement volontaires. Un déménagement il y a quatre ans, un ancien numéro de portable, une raison sociale écrite tantôt avec le statut juridique tantôt sans, une fiche créée en double par un ancien salarié. Le travail consiste à recenser tout ce qui existe, à choisir une écriture de référence et à corriger partout, y compris sur les fiches dupliquées qu'il faut faire fusionner.

C'est fastidieux, ce n'est pas spectaculaire, et c'est souvent l'action qui produit le résultat le plus rapide sur un dossier ancien.

Les annuaires et les liens locaux, ce qui sert et ce qui ne sert plus.

On vous proposera régulièrement des inscriptions en masse dans des centaines d'annuaires. C'était efficace il y a quinze ans, ça ne l'est plus, et une partie de ces annuaires est aujourd'hui ignorée par Google. Leur seul intérêt résiduel tient à la cohérence de vos informations, pas à la puissance du lien.

Ce qui compte réellement se compte sur les doigts d'une main. Les annuaires de votre secteur, comme celui de votre fédération professionnelle ou d'un label que vous détenez, parce qu'ils sont consultés par de vrais prospects. Le site de votre commune ou de votre intercommunalité quand il recense les entreprises locales. Les partenaires avec qui vous travaillez déjà, fournisseurs comme confrères, chez qui une page de références vous cite naturellement. Et la presse locale, quand un chantier ou une ouverture justifie un article.

Le point commun de ces quatre sources : elles existent indépendamment du référencement. C'est précisément ce qui leur donne de la valeur, et c'est ce qui manque aux annuaires créés pour vendre des liens.

La partie technique, réduite à ce qui compte vraiment.

Le référencement local ne demande pas une refonte technique, mais quatre points bloquent régulièrement des sites d'artisans, et aucun n'est difficile à corriger.

L'affichage sur téléphone

La quasi-totalité des recherches locales viennent d'un mobile. Un site illisible ou lent sur petit écran perd ses visiteurs avant qu'ils aient trouvé votre numéro, et Google en tient compte dans son classement.

Le numéro cliquable

Un téléphone écrit en image ou en texte simple oblige à le recopier. Un numéro cliquable déclenche l'appel d'un geste, et c'est la modification qui produit le plus d'effet pour le moins d'effort sur un site d'artisan.

Les données structurées

Un balisage décrivant votre entreprise, votre adresse, vos horaires et votre zone aide les moteurs à relier votre site à votre fiche. Ce n'est pas magique, mais c'est une cohérence de plus, et elle est gratuite.

La mesure des appels

Sans suivi des appels et des formulaires, vous mesurez des positions au lieu de mesurer des clients. C'est le paramétrage le plus souvent absent, et c'est celui qui permet de savoir si le travail sert à quelque chose.

Ce qu'on livre, et dans quel ordre.

LivrableCe que c'estQuand
Audit localÉtat de la fiche, recensement des informations divergentes et des doublons, positions actuelles sur vos requêtes, et ce que font les concurrents qui passent devant vous.Au démarrage, et vous le gardez même sans suite
Remise à niveau de la ficheCatégorie principale et secondaires, description, prestations, zone d'intervention, horaires y compris exceptionnels, photos, et mise en place de la demande d'avis.Premières semaines
Pages par prestation et par zoneUne page par service réellement proposé, et par commune réellement couverte. Chaque page a un contenu propre : chantiers, contraintes locales, tarifs indicatifs quand c'est possible.En continu, selon le rythme choisi
SuiviPositions sur vos requêtes, appels et demandes de devis reçus, et les contenus à reprendre. Sans mesure des appels, un suivi de référencement local ne mesure rien d'utile.Mensuel

Un mot sur les pages par commune, parce que c'est là que le référencement local dérape le plus souvent. Générer trente pages identiques en changeant le nom de la ville est exactement ce que les règles de Google décrivent comme des pages satellites, et cela expose votre site à un déclassement. Nous ne produisons une page que pour une commune où vous intervenez réellement, et son contenu doit être propre à cette zone. Le sujet est traité en détail dans notre guide sur le contenu généré et les règles de Google.

Les objections qu'on entend le plus.

« Je marche au bouche-à-oreille »

Tant mieux, et cela restera votre meilleure source. Le référencement local ne le remplace pas : il capte les gens qui n'ont personne à qui demander, ce qui représente une part croissante des nouveaux arrivants et des urgences. Les deux ne se concurrencent pas.

« J'ai déjà trop de travail »

Alors ce n'est probablement pas le moment, et nous vous le dirons. La seule nuance : être visible permet de choisir ses chantiers plutôt que de prendre ce qui vient, ce qui compte quand l'activité se retourne. Mais ce n'est pas une urgence.

« J'ai déjà payé pour ça, sans résultat »

C'est fréquent, et l'audit sert précisément à comprendre pourquoi. Les causes habituelles : des pages générées en série, une fiche jamais complétée, ou une zone visée qui n'a jamais correspondu à votre implantation réelle.

« Ça prend combien de temps ? »

La fiche produit des effets en quelques semaines, parfois moins sur un dossier laissé à l'abandon. Les pages du site mettent plusieurs mois. Quiconque vous promet la première place en un mois vous vend quelque chose qu'il ne contrôle pas.

Questions fréquentes.

Quel est le prix d'une prestation de SEO local ?

Le budget dépend de trois choses seulement : le nombre de communes réellement visées, le nombre de prestations à couvrir, et l'état de départ de votre site. Une remise à niveau de fiche accompagnée de quelques pages n'a rien à voir avec un site à reprendre entièrement pour couvrir dix communes. Ce que vous pouvez exiger de n'importe quel devis, le nôtre compris : qu'il sépare clairement la mise en place du suivi mensuel. Un devis qui mélange les deux dans un forfait unique n'a généralement pas été estimé, il a été fixé.

Quels sont les quatre piliers du SEO ?

La technique, qui rend votre site lisible par les moteurs et rapide à charger. Le contenu, qui doit répondre aux recherches réelles de vos clients. La popularité, portée par les liens que d'autres sites font vers le vôtre. Et l'expérience utilisateur, c'est-à-dire la vitesse et l'affichage sur téléphone, qui pèse lourd puisque la quasi-totalité des recherches locales se font depuis un mobile. En référencement local, un cinquième facteur s'ajoute et devient souvent le plus décisif : la cohérence de vos informations d'entreprise partout où elles apparaissent.

Comment faire du SEO local soi-même ?

Trois chantiers, dans cet ordre, et ils sont à votre portée. Complétez intégralement votre fiche Google et tenez-la à jour, horaires exceptionnels compris. Publiez une page par prestation et par commune où vous intervenez vraiment, avec un contenu propre à chacune. Demandez des avis systématiquement et répondez-y. Le reste, inscriptions dans les annuaires et liens locaux, vient après et ne compensera jamais l'absence des trois premiers. Ce qui prend du temps n'est pas la difficulté technique, c'est la régularité.

Faut-il un site internet pour être visible localement ?

Pas strictement. Une fiche Google bien tenue suffit à apparaître dans le bloc de proximité, et beaucoup d'artisans reçoivent des appels sans avoir de site. Le site devient nécessaire dans trois cas : quand vous voulez apparaître sur des recherches qui ne mentionnent pas de lieu, quand vos prestations demandent des explications qui ne tiennent pas dans une fiche, et quand vous préférez ne pas dépendre entièrement d'une plateforme dont vous ne contrôlez ni les règles ni l'affichage. Ce dernier point est le plus sérieux sur la durée.

Que faire si ma fiche Google a été suspendue ?

Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit, en général après une modification d'adresse, une catégorie jugée trompeuse, ou une adresse qui ne correspond à aucun local identifiable. La marche à suivre est de corriger d'abord ce qui a motivé la suspension, puis de demander le rétablissement en fournissant des justificatifs de l'existence réelle de l'entreprise à cette adresse. Ne créez surtout pas une seconde fiche en attendant : vous créeriez un doublon, ce qui complique la situation au lieu de la débloquer.

Comment savoir si ça fonctionne ?

Pas en regardant votre propre position depuis votre téléphone, parce que Google personnalise les résultats selon l'endroit d'où vous cherchez et votre historique. Ce qui se mesure sérieusement : les statistiques de votre fiche, qui indiquent combien de personnes vous ont trouvé, appelé ou demandé un itinéraire ; le nombre d'appels et de formulaires reçus ; et un suivi de positions fait depuis la zone visée, pas depuis votre bureau. Les appels sont l'indicateur qui compte le plus, et c'est souvent le seul que personne ne mesure.

Que voit un client qui vous cherche aujourd'hui ?

Donnez-nous votre métier et votre commune. On regarde votre fiche, vos positions réelles et ce que font ceux qui passent devant vous, et on vous dit par quoi commencer.

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