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Questions fréquentes

Tarif d’un article web : ce qui fait vraiment le prix

L’écart entre deux devis pour « un article de 1 200 mots » peut aller de un à vingt. Ce n’est pas une question de marge, c’est que les deux prestataires ne vendent pas la même chose.

Ce qu’on achète réellement.

Un prix au mot suppose que le travail soit la production de mots. C’est faux dans la plupart des cas utiles. Ce qui prend du temps, c’est de décider quoi écrire, de vérifier ce qu’on avance, et de relier la page au reste du site.

Deux devis très éloignés décrivent presque toujours deux périmètres différents : d’un côté un texte livré sur un mot-clé, de l’autre une page briefée, vérifiée, structurée et reliée. Comparer les deux au mot revient à comparer un ingrédient et un plat.

Les quatre postes qui font l’écart.

Le brief, d’abord. Savoir à qui la page s’adresse, ce que la personne doit pouvoir décider en la quittant, et ce qui existe déjà sur le site qui traite du même sujet. C’est la partie invisible, et c’est celle qui décide du résultat.

La vérification, ensuite. Une affirmation réglementaire, chiffrée ou technique demande une source. Ce temps-là ne se voit pas dans le texte livré, il se voit le jour où un lecteur vous contredit.

La structure et le maillage. Une page qui n’est reliée à rien reste seule. Placer les liens vers les bonnes pages, dans le bon ordre, demande de connaître le site.

La relecture enfin, qui est le premier poste sacrifié quand le prix baisse, et le premier qui manque quand la qualité se dégrade.

Les trois grandes gammes qu’on rencontre.

La première, quelques dizaines d’euros l’article, correspond à une production au mot sans brief ni vérification. Elle a un usage : remplir un volume quand la qualité n’est pas l’enjeu. Elle n’a jamais fait ranker une page difficile.

La deuxième, autour de quelques centaines d’euros, correspond à un article briefé et relu, écrit par quelqu’un qui connaît le sujet. C’est la gamme dans laquelle se situe la majorité du travail utile.

La troisième, au-delà, correspond à des pages qui engagent : sujets réglementés, contenus techniques, pages qui doivent tenir face à un concurrent installé. Le temps de vérification y dépasse souvent le temps d’écriture.

Comment lire un devis sans se tromper.

Posez trois questions au prestataire. Qui écrit le brief, vous ou lui ? Que se passe-t-il si une affirmation ne peut pas être vérifiée ? Combien d’allers-retours sont compris ?

Les réponses vous diront ce que vous achetez bien mieux que le prix au mot. Un prestataire qui accepte de travailler sur un mot-clé et rien d’autre vous vendra du texte correct qui ne sert à rien, parce qu’il aura été écrit sans savoir à qui il parle.

Note de l’atelier

Nous affichons nos tarifs, ce qui reste rare dans ce métier, et nous refusons de facturer au mot. La raison est simple : facturer au mot récompense la longueur, et la longueur est presque toujours l’ennemi d’une bonne page. Je préfère une page plus courte qui tient que trois pages qui gonflent le volume, et un mode de facturation qui me pousserait dans l’autre sens serait un mauvais mode de facturation.

Richad Addou

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