La structure d’un article n’est pas une question de style. C’est la décision qui détermine si le lecteur trouve sa réponse en dix secondes ou s’il repart. Voici l’ordre que nous appliquons, et pourquoi.
Avant de choisir un plan, il faut savoir quelle question la page répond, et une seule. Une page qui tente de répondre à trois intentions différentes n’en satisfait aucune, et se fait dépasser par trois pages qui en traitent une chacune.
Le test est simple : si vous ne pouvez pas écrire la question en une phrase, le plan viendra faux quoi que vous fassiez.
La page doit répondre dans les deux premiers paragraphes. Pas une mise en contexte, pas un rappel historique : la réponse directe, y compris si elle est nuancée.
C’est le point sur lequel les articles se ratent le plus souvent. Le lecteur qui a tapé une question veut la réponse, et il jugera l’utilité de la suite à partir de là. Une introduction qui retarde la réponse fait fuir exactement les lecteurs que la page cherchait à capter.
Le meilleur plan n’est pas le plus logique du point de vue de l’auteur, c’est celui qui suit l’ordre où le lecteur se pose ses questions. Sur un sujet de procédure, ce sera : combien de temps, combien ça coûte, ce qu’il faut préparer, ce qui peut mal tourner.
Pour trouver cet ordre, regardez ce que les gens tapent réellement autour du sujet, et lisez les questions posées dans les résultats de recherche. Elles décrivent l’ordre mieux que n’importe quelle intuition.
Un sous-titre qui dit « Les avantages » n’apprend rien. Un sous-titre qui dit « Ce que ça change sur le délai de traitement » permet de décider si on lit la section.
Écrire les sous-titres avant le corps est notre méthode : si l’enchaînement des sous-titres seuls raconte déjà quelque chose de cohérent, le plan tient. Sinon, il faut le reprendre avant d’écrire une ligne.
Il n’existe pas de nombre de mots idéal. La longueur utile est celle qui couvre la question sans la diluer, et elle se déduit du sujet, pas d’une cible.
En pratique, quand une page est trop courte, c’est presque toujours qu’elle a oublié une question que le lecteur se pose. Quand elle est trop longue, c’est presque toujours qu’elle en traite plusieurs.
Terminer par un résumé de ce qu’on vient de lire n’apporte rien. Terminer par ce que le lecteur peut faire maintenant, avec le premier pas concret, transforme une lecture en action.
J’écris les sous-titres avant le corps, systématiquement, et je jette le plan si leur enchaînement seul ne raconte rien. C’est une habitude prise en écrivant sur la crypto pendant cinq ans, devant des lecteurs qui vérifient tout et qui ne pardonnent pas une page qui tourne autour du sujet. Sur un site qui vend du contenu, un article mal structuré coûte plus cher qu’un article absent.
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