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Comparatifs

Ahrefs ou Semrush : ce qui les sépare vraiment

Les deux coûtent le prix d’un petit salaire annuel et se ressemblent beaucoup. La vraie question n’est pas lequel est le meilleur, mais ce que vous allez en faire trois fois par semaine.

Ce qu’ils font pareil, et c’est l’essentiel.

Les deux donnent des volumes de recherche estimés, une vue des mots-clés sur lesquels un site se positionne, un aperçu des liens entrants et un suivi de positions. Sur ce socle, les écarts sont des écarts de mesure, pas de nature.

Et ces écarts existent : sur une même requête, les deux outils annoncent souvent des volumes différents. Aucune de ces valeurs n’est la vérité, ce sont des estimations construites sur des modèles différents. Ce qui compte est la cohérence dans le temps, pas la précision absolue.

Ahrefs : les liens, et une interface qui va droit au but.

Ahrefs s’est construit sur l’analyse des liens et cela reste sa force. Si votre travail consiste à comprendre pourquoi un concurrent est devant, à repérer d’où vient son autorité et à trouver des occasions de citation, c’est l’outil qui demande le moins de clics.

Son explorateur de sites est le plus rapide à lire des deux. En contrepartie, tout ce qui touche à la publicité, aux réseaux sociaux ou à la gestion de campagnes est absent ou marginal.

Semrush : la largeur, au prix de la profondeur.

Semrush couvre beaucoup plus de terrain : référencement naturel, publicité, réseaux sociaux, veille concurrentielle, assistance à la rédaction. Pour une équipe marketing qui doit tout piloter depuis un seul endroit, c’est décisif.

Le revers est connu : la profusion. Un utilisateur occasionnel se perd dans les modules, et beaucoup d’abonnements Semrush servent en réalité à trois écrans sur trente. Si c’est votre cas, vous payez la largeur sans l’utiliser.

Comment nous choisissons.

La question que nous posons n’est pas « lequel est le meilleur » mais « qui va s’en servir ». Une personne dont le métier est le référencement sera plus efficace sur Ahrefs. Une équipe marketing polyvalente, qui touche aussi à la publicité et aux réseaux, tirera davantage de Semrush.

Deuxième question : combien de sites suivez-vous ? Au-delà de trois ou quatre, la tarification par projet devient un critère qui pèse davantage que les fonctionnalités.

Ce qu’aucun des deux ne fait.

Ni l’un ni l’autre ne vous dira quelle page mérite d’être écrite. Ils décrivent un paysage, ils ne décident pas d’une stratégie. Une liste de mots-clés triée par volume décroissant n’est pas un plan éditorial, et c’est pourtant ce que beaucoup en tirent.

Et aucun des deux ne remplace la lecture des dix premiers résultats à la main. C’est là qu’on voit si une requête est commerciale ou informative, et cette information vaut plus que le volume affiché.

Note de l’atelier

Nous utilisons les deux, et nous ne sommes affiliés à aucun. Ce que je constate chez les clients qui nous appellent avec un abonnement déjà en cours : l’outil est rarement le problème. Dans la plupart des cas, il sert à produire un tableau de mots-clés que personne ne relie ensuite à une page. Un abonnement à quelques centaines d’euros par mois pour alimenter un fichier qu’on n’ouvre pas, c’est la dépense SEO la plus courante et la moins utile.

Richad Addou

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